lundi 3 janvier 2022

Répartition des Messor dans les Pyrénées-Orientales

 En se fondant sur la répartition du genre Messor dans les Pyrénées-Orientales (France), une étude de la distribution et de la structuration géographique du genre est présentée, accompagnée d’une discussion du processus de dispersion au cours des âges. Ces fourmis ont un régime alimentaire strictement composé de graines dont la disponibilité influence leur implantation. Un lien entre le développement historique de l’agriculture humaine, caractérisé par un déplacement concomitant des plantes cultivées et messicoles, et la distribution géographique des fourmis Messor est suggéré dans cette étude.

article à lire:


Messor structor

Messor capitatus



mercredi 15 août 2018

Messor ibericus

Taxon remonté du rang de variété au rang d'espèce Messor ibericus par Steiner, Csösz, et al. 2018
Messor structor var. ibericus Santschi, 1931

 répartition: (voir publication de  Steiner & al 2018)


Celle ci sera modifiée à la suite des études en cours. S'il est difficile  de la différencier morphologiquement, la génétique est à nous apprendre d'autres aspects.

mercredi 12 novembre 2014

lundi 10 juin 2013

Messor wasmanni

Messor wasmanni est une espèce de fourmi moissonneuse, au régime à dominance A l'image de toutes les Messor, un polymorphisme continu est présent chez les ouvrières.

Elle partage avec Messor bouvieri et Messor minor une morphologie commune constituée d'un psammophore, un ensemble de poils situés sous la tête
 
  .Le polymorphisme des ouvrières est présent comme chez Messor barbarus .  Les ouvrières ont la tête et le d'un noir de jais, aux reflets luisants, et le thorax  partiellement ou totalement carmin lie de vin.
 reine
 mâle

 ouvrières
major
minor
 En France, elle n'est présente qu'en Corse :
 Etablie par l'auteur ( Claude Lebas ) pour le guide Delachaux et Nestlé.

Une colonie forme de véritables pistes jusqu'à ses lieux de de prélèvement.   Un exemple en vidéo:

                      
Messor wasmanni. from FOURMIS TV on Vimeo.

Les biotopes sont sur terrains plats dégagés avec des graminées ou près des maquis pour y trouver les graines  nécessaires à leur alimentation.


Les colonies sont très populeuses.  Il est aisé d'observer les ouvrières  rapportant la nourriture en procession vers le nid:
 

L'espèce essaime typiquement en automne. Les  essaimages sont massifs.
                          
essaimage Messor wasmanni. from FOURMIS TV on Vimeo.

Messor structor

Messor structor
est une espèce de fourmi moissonneuse, au régime essentiellement granivore.
  A l'image de toutes les Messor, un polymorphisme continu est présent chez les ouvrières.


Messor structor. from FOURMIS TV on Vimeo.
 Elle diffère des autres espèces de Messor que l'on peut trouver en France en plusieurs points.
 - il s'agit de la seule espèce du genre polygyne

 reines sans ailes  avec les flèches roses.
 Les prélèvements sont si faciles que les vendeurs de cette espèce sont des charlatans. L'espèce  ne procédant pas par vol nuptial traditionnel avec récupération des reines au sol, il semble difficile de faire autrement  que piller. De plus les reines ont une moindre longévité ( de part la polygynie, le moindre  nombre d'accouplement) et elles  ne resteront que peu longtemps dans un nid.
 - elle ne réalise pas de pistes de fourragement chassant de façon solitaire. Son régime alimentaire tend à être moins granivore  pouvant apprécier les cadavres d'insectes qui trainent.
- L'espèce essaime au printemps, les sexués mâles et femelles passent l'hiver avec la colonie. Les essaimages sont discrets. En effet seuls les mâles sortent du nid pour rejoindre les reines dans leur nid. L'accouplement est intranidal et la multiplication des nids se fait par bouturage.

Carte de répartition en France.

 Etablie par l'auteur ( Claude Lebas ) pour le guide Delachaux et Nestlé.

 Les colonies sont moins populeuses que pour les autres espèces de Messor. Au nord de sa répartition, cette espèce préfère les endroits dégagés. Elle devient plus ubuquiste au sud de sa répartition et se retrouvera fréquemment dans les zones plus ombragées au pied des cannes de Provence, murets près des points d'eau etc.


 La taxinomie de l'espèce est actuellement en révision. De nouvelles études les séparent en deux espèces.

Le polymorphisme ouvrier est présent mais moins marqué que chez les certaines espèces du genre plus grandes comme Messor capitatus ou Messor barbarus. Ce polymorphisme semble être une réponse adaptative à leur alimentation. Les puissants muscles mandibulaires des major étant très utiles lorsqu'il s'agit de décortiquer des graines parfois très solides.
Messor structor
se distingue par sa couleur qui est davantage brune, mais aussi par sa chitine sculptée ,striée et très poilue qui lui est typique.
la reine

 le mâle

 les ouvrières

 avec la présence d'un psammophore, une barbe  sur la gula ( gorge)



Le nid  est creusé en pleine terre mais n'est jamais profond.

Les greniers sont caractéristiques  des mélanges de graines spécifiques qui sont récoltées en garrigue ou sur le littoral.



Messor capitatus

Messor capitatus est une espèce de fourmi moissonneuse, au régime à dominante granivore  d'un noir uniforme luisant et faiblement pileux.

la reine

le mâle

les ouvrières
 la tête est noire totalement luisante:

A l'image de toutes les Messor, un polymorphisme continu est présent chez les ouvrières.
Néanmoins, il s'agit de l'espèce de Messor présentant ce polymorphisme à son degré le plus haut.
Pour une taille globalement similaire au niveau des ouvrières, les plus gros major  dépassent ceux de Messor barbarus.

 
Espèce répartie de la façon suivante:
 Etablie par l'auteur ( Claude Lebas ) pour le guide Delachaux et Nestlé.
Autour du bassin méditerranéen, elle partage son biotope  avec Messor barbarus
et parfois Messor bouvieri. Plus rarement pour cette dernière car elleest sur le littoral mais peu dans l'arrière pays. Alors que Messor capitatus abonde sur les sites  ayant un passé moyenâgeux. Lié au fait que les moines cultivaient les céréales. Les fourmis y trouvaient leur nourriture abondamment. ( observation personnelle)

L'espèce est également présente jusque dans le sud du Morbihan le long de la côte Atlantique, avec une présence remarquable sur les îles. Là aussi probable vestige de pratiques agraires.

 Les colonies sont très populeuses.

 Les nids sont facilement repérables aux monticules de déchets organiques issus des récoltes s’amoncelant devant les entrées.

 Cette espèce préfère les endroits dégagés et a besoin d'une présence importante de graminées dans son entourage.

Messor capitatus forme de véritables pistes jusqu'à ses lieux de fourragement si empruntées que la végétation s'en trouve dégagée. Ces pistes sont visibles, partant de l'entrée des nids et se dispersant dans les alentours.

A la saison chaude du bassin méditerranéen, le pic d'activité est atteint en matinée jusqu'à 10h00 pour reprendre en soirée à compter de 17h00.

 Il est  possible d'observer des ouvrières rapporter des pétales de fleurs au nid. Ce n'est pas pour décorer le nid mais offrir directement aux larves du nid cette substance qui doit leur être bénéfique.
 L'espèce essaime typiquement en automne, les sexués sont produits en été pour un essaimage en septembre, soit plus tôt que Messor barbarus.
 Après l'essaimage comme les autres messor le sol semble criblé:

 Less jeunes reines une fois accouplées vont rapidement trouver une cachette dans le sol. Creuser s'il le faut dans le sol souvent ameubli par la pluie qui tombe ( souvent durant une averse les essaimages!) et en moins d'une heure plus rien n'y paraitra.